La partie amorphe des fibres
élastiques est constituée d'élastine insoluble, elle
-même résultant de l'assemblage
de molécules solubles de tropoélastine. Il n'existe qu'un seul
type de tropoélastine et donc d'élastine. Le gène codant pour la
tropoélastine est localisé en 7q11.2 (Fazio,
1991)
Les molécules de tropoélastine
du derme et de l'hypoderme sont produites par les fibroblastes
(cf infra) et dans les parois des
artérioles par les cellules musculaires lisses. L'assemblage
des molécules de tropolélastine en élastine insoluble se fait à l'extérieur de la cellule,
sous l'action d'une lysyl-oxydase dépendante du cuivre, sur une
trame préformée de microfibrilles.
L'élastine peut être lysée par
différentes élastases (élastase pancréatique, élastase des
granulations azurophiles des polynucléaires et élastase des
macrophages).
Des anomalies sur le gène de l'élastine ont
été rapportées dans quelques cas de
cutis laxa (Tassabehji
1998, Zhang 1995, 1999), des
sténoses
aortiques supra-valvulaires familiales (Ewart
1993a,
cas princeps) et des syndromes de
Williams Beuren (Ewart
1993b, cas princeps).