Les anomalies
cutanées ne font pas partie des signes cardinaux de la maladie.
L'incidence estimée de ce syndrome est de
1/10000 sans prédilection de sexe ou d'ethnie. Le
mode de transmission est autosomique dominant avec une
pénétrance complète et une expressivité variable; 15 à 30% des cas de ce
syndrome sont sporadiques, en rapport avec l'apparition d'une nouvelle
mutation dominante.
Le diagnostic est donc facile si le
tableau clinique est complet ou s'il existent des antécédents familiaux.
Il est très difficile en l'absence d'antécédents familiaux et/ou dans
les formes dissociées et/ou les formes néonatales. Un diagnostic
précoce est pourtant indispensableprognostic
de cette maladie s'étant considérablement amélioré ces dernières
années avec la mise sous b-bloquants
des patients dès l'enfance et les progrès de la chirurgie
cardio-vasculaire et ophtalmologique
Une anomalie du tissu conjonctif
puis plus précisément des fibres
élastiques et enfin des microfibrilles associées au réseau
élastique fut suspectée, car le syndrome de Marfan touche
spécifiquement des organes riches en fibres
élastiques. Les études en microscopie optique ont toujours été peu
contributives dans l'étude des syndromes de Marfan alors que celles en microscopie
électronique, en particulier au
niveau de la peau, montrent clairement l'absence des microfibrilles.
Récemment, des études immunohistochimiques et génétiques
ont confirmé cette présomption: